Qui a épousé Farah Pahlavi?

Mohammad Reza Pahlavi a épousé Farah Pahlavi le .

Farah Pahlavi

Farah Pahlavi

Farah Pahlavi (en persan : فرح پهلوی), née Diba le à Téhéran (Iran), a été la troisième et dernière épouse de Mohammad Reza Pahlavi, chah d'Iran, de 1959 à 1980. D'abord reine (maleke) à partir de 1959, elle porte ensuite le titre d'impératrice (chahbanou) à partir de 1967 jusqu'au renversement de la monarchie en 1979.

En tant que reine puis impératrice, ses centres d'intérêt ont tourné autour du travail social, de l'émancipation des femmes, du sport et de l'art. La majeure partie de son temps était consacré à la promotion de la culture iranienne et à la protection sociale ; elle était la patronne de nombreuses organisations éducatives, culturelles, sanitaires et charitables. En plus de superviser le travail de ces organisations à Téhéran, la reine effectua des visites fréquentes dans les régions les plus reculées d'Iran pour obtenir une connaissance directe de la vie et des aspirations des agriculteurs et des personnes ordinaires. En plus d'accompagner son mari le Chahanchah lors de visites officielles à l'étranger, l'impératrice a également effectué un certain nombre de visites officielles et semi-officielles dans des pays étrangers en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie.

À la mort de son époux, survenue en exil au Caire, c'est Farah théoriquement qui assure la régence de jure à partir du (jour des funérailles) jusqu'au , jour du vingtième anniversaire du prince héritier Reza, soit l'âge légal pour prêter serment en tant que souverain (de jure), selon la législation en vigueur avant l'instauration de la République islamique d'Iran.

En exil depuis le , l'ex-impératrice d'Iran partage sa vie entre les États-Unis, la France et l'Égypte. En 2003, la publication de ses mémoires sous son nom d'épouse fait l'objet d'une importante médiatisation.

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Mohammad Reza Pahlavi

Mohammad Reza Pahlavi

Mohammad Reza Chah Pahlavi ou Muhammad Rizā Shāh Pahlevi (en persan : محمد رضا شاه پهلوی) dit Aryamehr (« Lumière des Aryens »), né le à Téhéran et mort le au Caire, était le deuxième et dernier monarque de la dynastie Pahlavi de la monarchie iranienne. Dernier chah d'Iran, il régna du au (événement dit « du 22 Bahman 1357 »). Contraint à l'exil le , il fut remplacé par un conseil royal et renversé par la Révolution iranienne. Mohammad Reza Pahlavi n'a jamais abdiqué officiellement.

Mohammad Reza succéda à son père, Reza Chah, lorsque ce dernier, jugé trop proche de l'Allemagne nazie, fut contraint d’abdiquer en septembre 1941 lors de l'invasion anglo-soviétique de l'Iran. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le jeune chah fut confronté aux tentatives sécessionnistes dans les provinces du nord-est (crise irano-soviétique) et aux rébellions tribales dans le sud du pays. Mohammad Reza Pahlavi se rapprocha par la suite des États-Unis et entretint des liens très étroits avec la Maison-Blanche, en particulier avec les présidents Dwight Eisenhower et Richard Nixon.

Il assiste à la nationalisation de l'industrie pétrolière iranienne, alors sous contrôle britannique depuis 1913, par son Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh, à cause du refus de l'Anglo-Persian Oil Company (APOC) de renégocier les termes du contrat d'exploitation des gisements pétroliers. Cette décision entraina une crise internationale entre l'Iran et le Royaume-Uni. En réaction à l'influence grandissante de Mohammad Mossadegh, les services secrets anglo-américains le renversèrent en 1953 (opération Ajax), non sans avoir envenimé la situation politique, obligeant le chah, qui les avait soutenus, à s'exiler en Italie. Cependant, grâce à l'armée dirigée par le général Zahedi, Mohammad Reza Pahlavi fut rapidement restauré sur le trône.

Évoluant ensuite vers une conception plus nationale, réformiste et autoritaire de la politique intérieure, le chah d’Iran entreprit, par référendum, un vaste programme de progrès social et de développement économique (la Révolution blanche) associé à une répression des mouvements d’opposition incarnée par la Savak. À l’extérieur, tout en demeurant un allié de premier plan pour les Américains et les chancelleries occidentales, Mohammad Reza Pahlavi se rapprocha aussi progressivement de l’Union soviétique puis de la Chine, traduisant ainsi un désir d’émancipation à travers plus de neutralisme.

Lorsqu'il entama une politique de partenariat économique privilégié avec l'Europe, en particulier la France (accords pour le développement de l'industrie nucléaire), et surtout avec le Japon (pétrole iranien à prix réduit en échange des technologies japonaises), au détriment des États-Unis, ces derniers lui retirèrent leur appui et décidèrent de précipiter son éviction. Les États-Unis vont ainsi soutenir fortement l'expression de mouvements contestataires étudiants (pourtant marxisants), et financer la communication pour la révolution islamiste de l'ayatollah Khomeiny. Par ailleurs, il est clair que le poids de l'alliance américaine avec l'Arabie Saoudite et les autres monarchies du golfe (Koweit, Bahrein, Émirats arabes unis et Oman), partenaires de l'Iran dans l'OPEP, mais rivaux pour la maîtrise du Golfe Persique, est un facteur qui amena les États-Unis à chercher à entraver le développement économique de l'Iran et son rôle de puissance politique régionale, à partir du moment où les États-Unis pensèrent ne plus être en mesure d'influencer l'Iran, du fait de la stratégie trop indépendante et ambitieuse du chah.

Si la politique volontariste du chah améliora considérablement le niveau de vie des Iraniens et permit au pays une modernisation rapide dans les années 1960 et 1970, elle contribua à élargir le fossé économique, social et culturel entre une partie de la population, fortement occidentalisée et une autre, sensible au conservatisme religieux prêché par Khomeiny. En 1978, de plus en plus critiqué, le chah dut faire face à un soulèvement populaire (la Révolution iranienne) qui s'accentua au fil des mois et d'où émergèrent les fondamentalistes chiites inspirés par l'ayatollah Khomeini. En janvier 1979, après avoir perdu progressivement ses soutiens traditionnels et l'appui occidental, Mohammad Reza Pahlavi nomma en dernier recours l'opposant social-démocrate Shapour Bakhtiar au poste de Premier ministre et quitta ensuite l'Iran. Le renversement du gouvernement Bakhtiar et la déclaration de neutralité de l'armée, quelques semaines plus tard, précipitèrent sa chute et contribuèrent à l'avènement de Khomeini en 1979. Contraint à l'exil et atteint d'un cancer, Mohammad Reza Chah Pahlavi mourut en Égypte l'année suivante.

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Enfants de Farah Pahlavi et leurs épouses: