Qui a épousé Isabelle de Bourbon?
Charles le Téméraire a épousé Isabelle de Bourbon le . Charles le Téméraire avait 20 ans le jour du mariage (20 ans, 11 mois et 11 jours).
Isabelle de Bourbon
Isabelle de Bourbon (née en 1437 - morte le ), comtesse de Charolais, était la fille de Charles Ier de Bourbon, duc de Bourbon et d'Agnès de Bourgogne. Princesse de sang royal, elle descend de Saint Louis par Robert de Clermont, le fondateur de la maison capétienne de Bourbon.
Le , elle épousa à Lille son cousin Charles le Téméraire, comte de Charolais et futur duc de Bourgogne. Elle lui apportait en dot la seigneurie de Château-Chinon.
Cette union fut une union heureuse, son époux lui fut fidèle, attitude rare à l'époque et contrastant avec les frasques de son père Philippe le Bon.
Le , elle donna le jour à Marie de Bourgogne.
Elle meurt le , vraisemblablement de la tuberculose à l'abbaye Saint-Michel à Anvers alors qu'elle rejoignait sa fille.
Son monument funéraire a été déplacé en la cathédrale Notre-Dame d'Anvers, et dix des vingt-quatre statuettes originales sont conservées au Rijksmuseum Amsterdam (les autres ont été volées).
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Charles le Téméraire
Charles de Bourgogne, dit Charles le Hardi ou Charles le Travaillant, plus connu sous son surnom posthume de Charles le Téméraire, né le à Dijon et mort le près de Nancy (duché de Lorraine), est, après Philippe le Hardi, Jean sans Peur et Philippe le Bon, le quatrième et dernier duc de Bourgogne de la maison de Valois, seigneur et maître d'un ensemble de provinces connu aujourd'hui sous le nom d'État bourguignon.
Après s'être illustré, en 1465, lors de la Ligue du Bien public, une coalition formée contre le roi de France, Louis XI, Charles le Téméraire monte sur le trône de Bourgogne en 1467, à la mort de son père. Se considérant comme un souverain de plein droit, son règne est marqué par un affrontement constant avec son cousin Louis XI, qui revendique la suzeraineté sur une partie de ses terres, censée relever du royaume de France. Dans le même temps, il se rapproche de l'empereur germanique Frédéric III et du roi d'Angleterre Édouard IV d'York, dont il épouse la sœur. Comme son père avant lui, il est l'un des princes les plus puissants de la chrétienté, grâce notamment à la richesse de ses territoires et au prestige de sa cour.
Après avoir cherché, en vain, à obtenir le titre de « roi des Romains », il s'attelle à la réforme administrative de son État, qu'il consolide en tentant d'en faire une entité géographique et politique continue, par la réunion de ses possessions septentrionales et méridionales (ce qu'il fait par l'acquisition de la Haute-Alsace puis l'annexion de la Lorraine), afin de les ériger à terme en un royaume indépendant, ressuscitant l'ancienne Lotharingie.
Ses ambitions démesurées se heurtent à de nombreuses oppositions en Europe. À la fin de son règne, les guerres de Bourgogne le confrontent aux Confédérés suisses, aux Lorrains et aux Strasbourgeois. Cette coalition, financièrement soutenue par Louis XI, finit par avoir raison de lui à la bataille de Nancy du , lors de laquelle il est tué.
Il laisse derrière lui une fille unique, Marie, qui, afin de faire face aux prétentions du roi de France, épouse l'archiduc Maximilien d'Autriche, première étape de la rivalité centenaire entre la France et les Habsbourg.
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