Qui a épousé Maniammai?

  • Periyar E. V. Ramasamy a épousé Maniammai le . Maniammai avait 31 ans le jour du mariage (31 ans, 3 mois et 21 jours). Periyar E. V. Ramasamy avait 68 ans le jour du mariage (68 ans, 9 mois et 14 jours). L'écart d'âge était de 37 ans, 5 mois et 21 jours.

Maniammai: Chronologie de l'état du mariage

Maniammai

Erode Venkatappa Ramasami Maniammai (10 March 1917 – 16 March 1978) was a Dravidian social activist and politician. She was the second wife of Periyar and succeeded him as the president of the Dravidar Kazhagam upon his death in 1973.

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Periyar E. V. Ramasamy

Periyar E. V. Ramasamy

Erode Venkata Ramasamy (en tamoul : ஈரோடு வெங்கடப்பா இராமசாமி; en canarais : ಈರೋಡು ವೆಂಕಟ ರಾಮಸ್ವಾಮಿ; en télougou : ఈరోడ్ వేంకట రామస్వామి) (-), connu également sous les noms de Ramasamy Naicker, d'EVR, de Thanthai Periyar (« Père Periyar »), ou simplement de Periyar, est un homme politique indien — dravidien — militant athée et fondateur du Mouvement du Respect de Soi (Self-Respect Movement) ainsi que du Dravidar Kazhagam.

E. V. Ramasamy est né dans la ville de Erode, dans l'actuel Tamil Nadu, en Inde, dans une riche famille Nayakar de langue canaraise, mais d'origine télougoue. Encore tout jeune, il est témoin de nombreux incidents de discriminations fondées sur la race, la caste, ou le sexe. Periyar se marie à l'âge de 19 ans, et devient père d'une fillette qui meurt à l'âge de 5 mois. Sa première femme, Nagammai, meurt en 1933. Ramasamy se marie une seconde fois en . Sa seconde épouse, Maniammai (appelée également — de manière honorifique — Maniammai Ammaiyar), continue le travail social de Ramasamy après sa mort en 1973, mais ses idées et sa pensée sont diffusées par le Dravidar Kazhagam.

Ramasamy rejoint le Parti du Congrès, l'Indian National Congress, en 1919, mais démissionne en 1925 quand il sent que le parti ne sert que les intérêts des seuls Brahmanes.

En 1924, Ramasamy participe à une agitation non-violente (satyagraha) à Vaikom, au Kerala. De 1929 à 1932, il visite la Malaisie, l'Europe et la Russie, qui a sur lui une certaine influence. En 1939, il prend la tête du « Parti de la Justice » (Justice Party), et, en 1944, il en change le nom pour celui de Dravidar Kazhagam. Le parti éclata ensuite, et l'un des groupes conduit par C. N. Annadurai forme le Dravida Munnetra Kazhagam (DMK) en 1949. Tout en poursuivant le Mouvement du Respect de Soi, il milite en faveur d'un Dravida Nadu indépendant (le Dravidistan) à défaut d'un maintien de la colonisation britannique aux Indes. À cette période, il se rapproche notamment de Muhammad Ali Jinnah, le « Père fondateur » du Pakistan, qui l'inspire dans sa lutte pour une nation fondée sur la race dravidienne.

Ramasamy propage les principes du rationalisme, du self respect, des droits de la femme, et de l'éradication du système de castes. Fortement influencé par la littérature scientifique racialiste européenne des XIXe et XXe siècles, il est parmi ceux qui comprennent, théorisent et politisent le système des castes comme un système d'exploitation et de marginalisation de populations dites « dravidiennes », locutrices de langues de la famille du même nom (langues dravidiennes, dont le tamoul) et indigènes à l'Inde. Un processus qui aurait été initié par et en faveur d'une population envahisseuse dite « aryenne », locutrice de langues de la sous-famille du même nom (langues indo-aryennes, dont le sanskrit et l'hindi), installée dans le nord de l'Inde, à laquelle il adjoint les brahmes sud-indiens.

Pour ses partisans, son œuvre aurait grandement révolutionné la société tamoule, elle en aurait même extirpé de façon significative les discriminations fondées sur les castes. La responsabilité de E. V. Ramasamy est aussi mise en cause pour les propos controversés qu'il tient sur la langue et la culture tamoule, les Dalits et les Brahmanes, ainsi que pour son acquiescement voire incitation à la violence contre cette seconde communauté. Ces positionnements parfois contradictoires répondaient à la volonté de Periyar d'inscrire son mouvement sur le temps long. Dans la mesure où celui-ci n'a pas su se développer hors de la sphère tamoulophone, et s'y retrouvait concurrencé par d'autres idéologies culturelles et politiques, comme le nationalisme tamoul, le communisme, ainsi que le mouvement Dalit, panindien. Son incapacité à soutenir, à plusieurs reprises, des populations marginalisées en révolte face aux élites terriennes et industrielles de castes supérieures ou dominantes, mais non-brahmanes, a fragilisé la perception de sa personne et de son mouvement dans le champ de la justice sociale.

Le mouvement dravidien qu'il initie, donne lieu à l'institutionnalisation d'un culte de la personnalité à son égard et à ses successeurs politiques ou idéologiques, et présente une tendance à l'ethnocentrisme, au racialisme, ainsi qu'au complotisme et aux théories pseudo-scientifiques. Ceci s'est notamment manifesté par un scandale autour d'une fausse information de propagande à propos de Periyar, employant le nom de l'UNESCO. En effet, des personnalités intellectuelles dravidianistes ainsi que le parti politique du Dravida Munnetra Kazhagam (DMK), affirment que l'UNESCO a attribué à E.V. Ramasamy le , le titre honorifique de « Socrate de l’Asie du Sud-est » (du titre complet « Le Prophète du nouvel âge, le Socrate de l’Asie du Sud-est, père du mouvement social et ennemi acharné de l’ignorance, des superstitions, des coutumes vides de sens et des habitudes inutiles »). Un fait démenti par l'UNESCO et non-avéré qui a été toutefois enseigné dans les programmes scolaires des écoles publiques (et de certains établissements d'enseignement supérieur) du Tamil Nadu durant une quarantaine d'années.

Un mémorial visitable lui est consacré à Chennai.

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